jueves, 12 de diciembre de 2019

MANIFESTE

NOUS NE POUVONS PAS PERMETTRE UN GOUVERNEMENT RACISTE EN CATALOGNE

Le 14 mai, le Parlement autonome de la Catalogne a élu comme président du Gouvernement autonome (la Généralité) Monsieur Quim Torra, dirigeant séparatiste catalan connu pour ses idées racistes et xénophobes. Torra a défini l’Espagne comme « un pays exportateur de misère, matériellement et spirituellement parlant ». Les catalans qui ne s’expriment pas exclusivement en catalan, il les taxe de bêtes : « tu regardes ton pays et tu vois encore parler ces gens. Mais ils sont d’un autre type. Des charognards, des vipères, des hyènes. Des bêtes à forme humaine, qui, cependant distillent de la haine ». Il a aussi décrit les socialistes catalans ainsi : « Les croisements avec la race du socialiste espagnol ont augmenté au fur et à mesure jusqu’à changer l’ADN même des autochtones ». Sur les catalans non nationalistes, il écrit ce qui suit : « C’est une phobie maladive. Il y a quelque chose de freudien dans ces bêtes. Ou alors un petit vide dans leur chaîne ADN. Pauvres gens ! »

Depuis les années trente du siècle dernier et la terrible guerre de Yougoslavie, avec « ses nettoyages ethniques », génocides, aucun gouvernant européen national ou régional n’a tenu un tel discours raciste de haine de l’autre, aussi clair que celui de Quim Torra. Tout fait croire que monsieur Torra prétend former un gouvernement autonome avec le double objectif de forcer un affrontement avec l’Espagne en dérogeant en Catalogne la Constitution espagnole, tel qu’il l’a proclamé lors de sa prise de fonction, et en déclarant à nouveau l’indépendance dans cette région pour mettre en œuvre son programme raciste, xénophobe et suprématiste, qui priverait les catalans non nationalistes de droits civils et politiques ainsi que le reste des espagnols qui résident en Catalogne, ce qui constitue plus de la moitié du recensement catalan.

Si le programme de Quim Torra réussissait, il finirait par fracturer en deux la société catalane, en augmentant de manière exponentielle le risque de violence qui a été évité jusqu’à maintenant grâce à la responsabilité de la société civile catalane et des institutions de l’Etat. Une nouvelle déclaration d’indépendance ne pourrait terminer que par un choc frontal dans les institutions chargées de faire respecter la Constitution dans toute l’Espagne. Un tel scénario augmenterait la tension interne jusqu’à atteindre des extrêmes insupportables, ce qui représente une menace directe pour toute l’Union Européenne.

Ni l’Espagne, ni l’Union Européenne ni les démocrates de n’importe quel pays peuvent rester passifs devant le danger réel de confrontation civile et de dérogation de la démocratie qui peut être la conséquence du programme de gouvernement raciste de Quim Torra et du séparatisme catalan.

Nous, soussignés, voulons déclarer :

1 Notre rejet absolu de la répugnante et dangereuse idéologie raciste et xénophobe de monsieur Quim Torra, président autonome de la Catalogne.

2 Notre solidarité active avec la société civile de la Catalogne dans ces heures difficiles, et notre soutien au maintien de la démocratie dans l’intégralité de l’Espagne par tous les moyens légaux

3 Demandons à toutes les institutions de l’Union Européenne et aux Etats membres pour qu’ils ne tolèrent ni activement ni passivement le risque de fracture violente que représente le programme de monsieur Quim Torra.

21.05.2018

 

Adán Fernández Veiguela, Adolfo Villalba, Agustín Vaquero Gallego, Alberto G. Ibáñez, Alberto González Troyano, Alexandra López-Liz Corbella, Alfonso Solá Navas, Alfonso Sopeña Ortega,  Alfonso Valero, Alfredo Rodríguez Pérez, Amable Liñán Martínez, Ana de Dios Castaño, Ana Hernández Rodríguez, Anselmo Avendaño Rodríguez, Andrés Herzog, Andrés Trapiello, Antonia Hermosa Andújar, Antonio Jiménez Blanco, Antonio Rodríguez, Antonio Roig Ribé, Aránzazu de Irala, Aurora Pimentel Igea, Beatriz Jiménez Gómez, Begoña Ortiz Fuentes, Berta Romero Tejero, Carlos Martínez Gorriarán, Carmen González Enríquez, Carmen Leal Adán, Carmina Madrigal Torrejón, Cayetana Álvarez de Toledo, César Morante Álvarez, César Nebot Monferrer, Cristina Muñoz Montes, David Hernández Andrés, Dolores Agenjo Reuero, Eduardo Gómez, Elvira García Piñeiro, Emilio Martín Carrasco, Enrique Menor, Esperanza Fernández Acedo, Estíbaliz Ochoa Mendoza, Félix de Azúa, Fernando Cózar, Fernando Savater, Francisco Abengózar López, Francisco Pimentel Igea, Gabriel Reig Lloréns, Germán Castillo Gómez, Gonzalo Blanco Villa, Gregorio Rello Cortés, Inés Villanueva Calleja, Iván Maldonado Requena, Iván Vélez Cipriano, Jaime María de Berenguer de Santiago, Javier Anso, Javier Gabilondo, Javier Madrid Labarta, Javier Mina, Javier Ordóñez, Jesús Manuel López Zapatero, Jordi Cantallops, Jorge Sánchez de Castro Calderón, Jorge Valencia Ilarregui, José Antonio Zorrilla, José Clemente Polo Andrés, José J. Jiménez Sánchez, José Luis Cancho Beltrán, José Luis Castrillón, José Luis Vergara Blanco, José Miguel Embid Irujo, José V. Rodríguez Mora, Juan Luis Fabo, Juana Rodríguez Sanz, Julio Carabaña, Julio Lleonart, Lorenzo Semprún de Castellane, Luis Méndiz, Manuel Hernández Iglesias, Margarita Ayensa Dean, María Antonia Domenech Coy, María Jesús Gurpegui Ruiz, María Teresa Echenique Elizondo, Marián Reig Lloréns, Marita Rodríguez Hidalgo, Martín de la Herrán, Miriam Moreno Aguirre, Natalia Prieto Risco, Pablo Barrios Almanzor, Paloma Losada Liniers, Pau Guix Pérez, Pedro Gómez Carrizo, Pedro Pérez Torres, Pedro Tejedo Aznar, Pepa Labrador Barrafón, Rafael Reig Lloréns, Rafael Sánchez Díaz, Ramiro Cibrián, Ramón Marcos, Ramón Rodríguez García, Ramón de Veciana Batlle, Raúl Guerra Garrido, Ricardo Rubio Hernández, Rocío Santos, Rogelio Alonso, Rosa Díez, Samuel Tejado Aguado, Sinforoso Alcalá, Susana de la Cuesta González, Yolanda Sánchez-Moya y Yuri Sasson.

 

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